Marc-Antoine Bombail, bourlingueur et graphiste

MABcargo

  Installé au bord du lac de Neuchâtel, le plus grand lac entièrement suisse, Marc-Antoine Bombail, graphiste, illustrateur et photographe, imagine et réalise des créations qui le relient à l’océan et au monde de la navigation. Le spectacle quotidien du lac, qui prend souvent des allures de mer, a probablement joué un rôle dans sa fascination pour l’immensité océanique. Mais c’est assurément un livre reçu à l’âge de sept ans, L’Histoire des Bateaux du peintre de la Marine Georges Fouillé, qui a ancré sa passion commune pour le dessin et les bateaux. Dès qu’il en a l’occasion, Marc-Antoine voyage en

À bas le tourisme et vive le voyage !

tourisme_avion_par_cesar_r._flickr

      Mes frères routards, globe-trotters, surfeurs jet-set, vous pensez accomplir un acte louable lorsque vous sautez dans l’avion pour passer quelques jours à l’autre bout du monde. Voyage initiatique, choc des cultures, cartes postales, vive l’exotisme ! En réalité, ce tourisme auquel nous participons tous, nous autres les nantis du monde occidental, ce tourisme est l’une des pires plaies du 21e siècle et nous devrions y réfléchir à deux fois avant de partir si loin pour si peu de temps, et pour quelle bonne raison ? Certes, l’avion est un outil génial, capable de sauver des vies, mais il est aussi

Pourquoi voyager par mer?

terra-incognita

      Jamais il n’a été aussi simple de voyager n’importe où. En quelques décennies, le tourisme est devenu la première industrie mondiale, avec tout ce que cela entraîne de retombées, pollutions, immobilier, pillage des ressources, acculturation, déplacement de populations, sans parler des nuisances causées par les avions, recrachant des tonnes de kérosène sur le monde ou brûlant l’oxygène de l’atmosphère. Aucun voyage n’est sans impact.   La Terre: 28% L’écologie commence à l’intérieur de soi : ne soyons pas des consommateurs-voyageurs aveugles, posons-nous la question, par exemple, de l’intérêt d’aller passer une semaine aux tropiques, juste parce que le

Rendez-vous à Pétaouchnock !

voyager-en-vert-et-contre-toute-pollution

    Tout a été si vite ! En quelques décades, nous sommes passés de l’émerveillement à la saturation. Hier encore, des jours de mer, de longues traversées à pied ou à cheval, étaient nécessaires pour découvrir des contrées exotiques et se plonger dans des cultures aussi étranges qu’étrangères. Le voyage se comptait alors en jours d’éloignement. On se trouvait à 30-40 jours de son port d’attache. Aujourd’hui les antipodes sont « en rayon » à quelques heures d’avion à peine. Bien tristes tropiques ! À présent on arrive quand on part, sans plus voyager. Tous, nous avons eu envie de partir sur les traces