L’Antarctique menacée par ses visiteurs

  Le tourisme n’est jamais innocent. Notre seule présence dans des pays lointains véhicule une image, mais aussi des microbes ou des graines végétales… Tout voyage à un impact, même dans le cadre de l’écotourisme. Il reste aujourd’hui peu d’espaces inviolés. Les plus riches touristes du 21e siècle veulent aller en sous-marin voir le Titanic ( voir Nouvelle tendance: le sous-marin de plaisance ) ou observer la Terre depuis l’espace. De même, les pôles, et notamment l’Antarctique, sont devenus des lieux ouverts aux touristes fortunés qui n’hésitent pas à monter à bord d’un brise-glace pour contempler ces lieux autrefois inaccessibles.  

Nouvelle tendance: le sous-marin de plaisance

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     Tournesol l’a rêvé ? Le 21e siècle l’a fait ! L’accès à la mer ne se limite plus à des balades en bateau ou de brèves incursions en plongée : il est désormais possible de pratiquer le sous-marin de plaisance sous toutes ses formes. Les hommes les plus puissants de la planète se font désormais construire leurs propres sous-marins (voir Portrait James Cameron). Le marché du submersible de tourisme est en plein essor : il en existe quelques dizaines accessibles au public, mais on peut aussi en louer ou en acheter, voire apprendre à les piloter. Pour une personne seule ou pour 50

Voyager, c’est parcourir le chemin

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  Tout est dans cette phrase de Stevenson : « Voyager c’est parcourir le chemin ». Lui qui a voyagé à pied avec un âne, en canoë, avant de partir vivre dans le Pacifique Sud. Où est-il, le voyage d’aujourd’hui ? J’ai toujours aimé voyager, mais j’ai toujours ressenti que le tourisme était une monstruosité, l’anti-voyage en quelque sorte. Pour moi une destination lointaine se mérite, s’apprivoise, on s’en approche comme d’une femme aimée, en douceur. Le cheminement aide à mieux appréhender l’essence du voyage. Les marchands de vacances ne savent plus quoi inventer en matière de destinations exotiques. Et pourtant notre tourisme ne

À bas le tourisme et vive le voyage !

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      Mes frères routards, globe-trotters, surfeurs jet-set, vous pensez accomplir un acte louable lorsque vous sautez dans l’avion pour passer quelques jours à l’autre bout du monde. Voyage initiatique, choc des cultures, cartes postales, vive l’exotisme ! En réalité, ce tourisme auquel nous participons tous, nous autres les nantis du monde occidental, ce tourisme est l’une des pires plaies du 21e siècle et nous devrions y réfléchir à deux fois avant de partir si loin pour si peu de temps, et pour quelle bonne raison ? Certes, l’avion est un outil génial, capable de sauver des vies, mais il est aussi

Pourquoi voyager par mer?

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      Jamais il n’a été aussi simple de voyager n’importe où. En quelques décennies, le tourisme est devenu la première industrie mondiale, avec tout ce que cela entraîne de retombées, pollutions, immobilier, pillage des ressources, acculturation, déplacement de populations, sans parler des nuisances causées par les avions, recrachant des tonnes de kérosène sur le monde ou brûlant l’oxygène de l’atmosphère. Aucun voyage n’est sans impact.   La Terre: 28% L’écologie commence à l’intérieur de soi : ne soyons pas des consommateurs-voyageurs aveugles, posons-nous la question, par exemple, de l’intérêt d’aller passer une semaine aux tropiques, juste parce que le

Rendez-vous à Pétaouchnock !

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    Tout a été si vite ! En quelques décades, nous sommes passés de l’émerveillement à la saturation. Hier encore, des jours de mer, de longues traversées à pied ou à cheval, étaient nécessaires pour découvrir des contrées exotiques et se plonger dans des cultures aussi étranges qu’étrangères. Le voyage se comptait alors en jours d’éloignement. On se trouvait à 30-40 jours de son port d’attache. Aujourd’hui les antipodes sont « en rayon » à quelques heures d’avion à peine. Bien tristes tropiques ! À présent on arrive quand on part, sans plus voyager. Tous, nous avons eu envie de partir sur les traces