DOSSIER : MER ET CINEMA

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MER et CINÉMA: DOSSIER (10 articles)   Apocalypse Now de Coppola (1979)                                                                                                                                SOMMAIRE – James Cameron, le Cousteau du 21e siècle – La mer, une tendance qui monte, même au cinéma – Petite histoire du cinéma subaquatique - Tournages en mer : l’enfer – La mer et les films inachevés d’Orson Welles – La goélette Zaca : le grand amour d’Errol Flynn – Le frisson venu de la mer – Roland Savoye, cameraman des mers – La mer au cinéma, Filmographie – Jacques Perrin, le cinéma et la mer ========================================   La mer, une tendance qui monte, même au cinéma   

Nageurs et rêves amphibiens

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  Par Hugo Verlomme  Après le grand retour à la terre, voici venue l’heure du retour à la mer. Délaissée, crainte, ignorée, l’eau effectue un retour en force sur l’humanité. Catastrophique ou ludique, le règne de l’eau recommence. Jamais les activités marines ou aquatiques n’ont connu un tel engouement.   Mais l’eau n’est pas un élément comme les autres : lorsqu’on s’immerge, de remarquables transformations s’opèrent dans le corps et dans l’esprit. Il suffit de constater l’effet du bain de mer sur un enfant : au contact de l’eau il devient vif, éveillé, joyeux, plein de bonne énergie ludique. Comme un dauphin.

L’ivresse des profondeurs

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  L’univers sous-marin demeure, aujourd’hui encore, l’un des plus grands mystères qui nous entoure : proche et quasi accessible, nous n’en sommes séparés que par cette impalpable démarcation que nous appelons « la surface ». Dans l’imagerie classique, on dépeint souvent les accès vers d’autres mondes gardés par d’énormes portails ou des murailles titanesques ; ici l’interface est fine, transparente, insaisissable, mais ô combien efficace, ainsi que le remarquait Michelet : « L’eau pour tout être terrestre est l’élément non respirable, l’élément de l’asphyxie. Barrière fatale, éternelle, qui sépare irrémédiablement les deux mondes. » Si la mer effraye, c’est sans doute à cause de ses profondeurs irrespirables, ses