Aquitaine : des récifs pour repeupler les fonds marins

1 IMMERSION AOUT 1999-5

     Itinéraire d’un passionné : Gérard Fourneau Depuis des années le poisson se raréfie sur le littoral landais. Surpêche, chalutage, capture de poissons juvéniles dans les filets, bétonnage, ont désertifié une zone pourtant très riche (voir La Biodiversité dans le Golfe de Gascogne). C’est devant ce constat qu’un passionné de surf casting (pêche à la ligne depuis la plage, dans les rouleaux), a eu une idée qui allait faire basculer sa vie et contribuer à l’enrichissement de la biodiversité sur la côte landaise. Gérard Fourneau, un ancien du personnel civil de l’armée (dans l’arme du matériel), a deux passions

Chasse baleinière : avant la Renaissance ! par Rémi Parmentier

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   Entre 1975 et 1982, lorsque j’étais impliqué dans la campagne contre la chasse baleinière commerciale, notre slogan favori était : « Les harpons doivent finir au musée ! ». C’est pourquoi j’ai été aussi surpris que ravi de trouver, en avril dernier, à l’Aquarium de la Corogne en Espagne, le canon lance-harpon du Ibsa III. C’était l’un des navires baleiniers que nous avions réussi à empêcher de tuer des rorquals communs, une espèce menacée, lorsque j’étais coordinateur de campagne à bord du Rainbow Warrior en 1980.   Trente-deux années séparent la photo ci-dessus prise à l’aquarium de La Corogne, de celle, en noir et blanc, ci-dessous,

La philosophie du voyage en cargo… et autres navires

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 par Hugo Verlomme  La 7e édition du Guide des voyages en cargo est sortie l’hiver dernier. Le voyage maritime n’est plus une mode, il est un phénomène installé pour durer et se banaliser.   Slow is beautiful Les sept éditions du guide reflètent l’extraordinaire mutation qui a eu lieu ces vingt dernières années dans les domaines du voyage et du tourisme. En quelques décennies, l’avion a livré les moindres recoins de la planète aux voyageurs avides. Plus de 80 000 vols sillonnent le ciel chaque jour, et s’envoler aux antipodes pour passer un week-end n’a plus rien d’irréaliste. Mais voilà qu’après cette

Réserves naturelles mobiles

    Comme l’a récemment expliqué le chercheur Larry Crowder (Université de Stanford), à la conférence de l’American Association for the Advancement of Science, si l’on veut réellement protéger les espèces marines, il faut le faire de façon mobile, en suivant leurs migrations. En effet, à quoi bon protéger une zone fixe, si l’animal en danger ne s’y trouve que quelques semaines par an ? Cela montre bien que les AMP (Aires Marines Protégées) ne peuvent rester fixes dans un monde marin où tout bouge, l’eau, les courants, le plancton, les poissons, les mammifères, etc. La réserve pourrait ainsi suivre le