Les origines aquatiques de l’homme

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  par David König     Attirance pour l’eau, perte du pelage, couche de graisse sous-cutanée, bipédie… Ces caractéristiques qui nous distinguent des grands singes, nos plus proches cousins, seraient-elles des conséquences d’une lointaine phase aquatique de notre évolution ?             En 1927, de retour d’une expédition dans l’Antarctique, Alister Hardy, jeune biologiste marin, feuillette l’ouvrage classique de Wood Jones : Man’s Place among the Mammals. Il est alors frappé par un passage qui mentionne l’existence chez l’homme d’un « lit de graisse sous-cutanée adhérant à la peau », familier à tous ceux qui ont pratiqué des dissections, mais