Pour sauver l’humanité, sauvons les limules !

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      POUR SAUVER L’HUMANITÉ, SAUVONS LES LIMULES !   par Hugo Verlomme   Les limules sont l’un des derniers liens entre la préhistoire et le présent, elles représentent un espoir immense pour la médecine, mais leur nombre diminue : nous sommes peut-être en train de faire disparaître nos bienfaitrices…   Parce qu’elles ont traversé le temps sur des centaines de millions d’années, certains les considèrent comme des fossiles vivants et s’émerveillent devant la capacité des limules à perdurer depuis la nuit des temps, plus de 500 millions d’années… Elles ont survécu à 17 âges glaciaires et à des extinctions de masse.

Thon rouge, totem ou tabou ? par Rémi Parmentier

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      Longtemps le thon rouge a symbolisé la perte de la biodiversité marine. Pourrait-il aujourd’hui symboliser le renouveau ?   On soupçonne des propriétaires d’exploitations industrielles de thons rouges en Méditerranée d’être à l’origine de la publication par le journal espagnol El País d’un projet de rapport du Comité Permanent de Recherche et de Statistiques (sigle anglais : SCRS) de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT). Ce rapport du SCRS, affirment les propriétaires des ranchs où sont engraissés les thons, démontrerait que les écologistes ont tout faux : d’après eux, il y a tellement de thons

LE GOUF : L’INCROYABLE CANYON DU GOLFE DE GASCOGNE

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Le canyon de Capbreton. Document EPOC  Méconnu, oublié, méprisé, le Gouf de Capbreton passionne pourtant des océanographes du monde entier, qui le considèrent comme le plus remarquable qui soit ! On pourrait y mettre deux fois le canyon du Colorado, il recèle des mystères incroyables, mais hormis chercheurs et marins, personne ne le connaît, pas même les habitants de la ville qui lui a donné son nom : Capbreton, seul port des Landes. Voici deux articles sur le Gouf écrits par Hugo Verlomme, qui réside à quelques centaines de mètres de ce canyon qui le fascine depuis des années.  Son appellation est

LA CHINE, DES PÔLES AUX ABYSSES…

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    Après les pôles, la Chine s’intéresse depuis des années à un domaine délaissé par l’Occident : les grands fonds.   Les pôles D’ici 2015, la Chine disposera de deux brise-glace (avec une autonomie de 20 000 milles, projet de 200 000 millions de dollars), de façon à pouvoir les envoyer simultanément en Arctique ou en Antarctique. Pas moins de huit expéditions en Arctique et en Antarctique sont prévues dans les cinq années à venir. Officiellement, les Chinois s’intéressent aux impacts du réchauffement climatique sur l’environnement. Plusieurs pays se livrent en ce moment à une course aux ressources naturelles

LE GRAND RÈGNE DES MÉDUSES

      Le règne des prédateurs gélatineux Dans plusieurs mers du globe, surpêche et pollution ont favorisé une espèce qui se développe de façon exponentielle : les méduses. C’est le cas en Mer Noire ou dans la Merdu Japon. De nombreuses études montrent qu’elles sont parfois des prédateurs plus efficaces que les poissons. Et pourtant, elles n’ont pas de moyen de propulsion propre et dépendent des courants marins pour leur navigation et donc leur nourriture. Mais ces organismes flottants entre deux eaux créent de légers contre-courants près des tentacules qui poussent leurs proies dans les filaments, où elles sont tuées

La pêche artisanale dans le Golfe de Gascogne

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 Avec 30 ans d’expérience de la pêche artisanale, Patrick Lafargue, 55 ans, est non seulement patron de deux petits bateaux, mais également président des pêcheurs de Capbreton (seul port des Landes), ainsi que vice-président du Comité local des pêches de Bayonne, et vice-président du Comité régional (tous les ports d’Aquitaine, de Saint-Jean-de-Luz à Arcachon), ce qui lui donne une également une vision privilégiée de la pêche pélagique. (Interview réalisée en 2011).    « Capbreton représente une flottille de 19 bateaux, pour 80 marins et 19 vendeuses travaillant pour nous à la criée. Nos bateaux sont petits, le plus gros mesure 15 mètres (j’en suis le

Pourquoi j’arrête la pêche artisanale

RICHARD

Richard Mancisidor, 50 ans, vit à Biarritz. Il a commencé à pêcher cinq ans plus tôt, à la suite de changements familiaux. Ayant grandi dans le milieu de la pêche à Pasajes (Pasaya), un port du Pays Basque espagnol, avec des parents propriétaires de viviers, il s’est naturellement tourné vers ce métier. Dans le Golfe de Gascogne, Richard a pratiqué la pêche au thon à la canne, la palangre, puis la pêche à la sole au filet. (Interview réalisée en 2011)   « J’ai commencé sur un bateau de Fontarabie, au Pays Basque espagnol, par ce que je pensais être la pêche

Désastreux élevages de crevettes

  Lors du dernier congrès de L’Association Américaine pour l’Avancement de la Science à Vancouver, le biologiste J. Boone Kauffman (Université d’Oregon, USA) a fait une inquiétante communication sur les élevages de crevettes dans certaines zones côtières comme les mangroves. Non seulement ces élevages ne sont pas efficaces, mais ils représentent de véritables désastres écologiques pour les milieux qui les abritent. Leur empreinte carbone est très importante : un simple sachet de 450 grammesde crevettes surgelées produirait à lui seul une tonne de CO2 ! Kauffman explique que près de 60 % des élevages de crevettes ont été implantés sur le littoral asiatique, en

Réserves naturelles mobiles

    Comme l’a récemment expliqué le chercheur Larry Crowder (Université de Stanford), à la conférence de l’American Association for the Advancement of Science, si l’on veut réellement protéger les espèces marines, il faut le faire de façon mobile, en suivant leurs migrations. En effet, à quoi bon protéger une zone fixe, si l’animal en danger ne s’y trouve que quelques semaines par an ? Cela montre bien que les AMP (Aires Marines Protégées) ne peuvent rester fixes dans un monde marin où tout bouge, l’eau, les courants, le plancton, les poissons, les mammifères, etc. La réserve pourrait ainsi suivre le