Karin Huet, des traversées, des îles, des phares, des livres…

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    Souvent les marins les plus purs sont les plus discrets. Vous n’entendez presque jamais parler d’eux, ils se faufilent entre horizons et déferlantes, se cachent dans un fjord ou derrière un îlot, et quand vous croyez pouvoir les cantonner à une petite boîte, à une région du monde ou à un type de bateau, hop, les voilà qui reprennent la mer pour repartir d’une façon inattendue… Karin Huet fait partie de ces gens de mer insaisissables mais polyvalents, à la fois navigateurs, artistes et aventuriers, dont la biographie aventurière et hauturière ferait pâlir bien des bourlingueurs. Elle a

Peur et folie à bord

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Par Hugo Verlomme   « Dans l’eau, l’heure des poètes précède même celle des savants. Nous avons besoin d’écrivains et de poètes dans les profondeurs de la mer, tout autant que de biologistes et de géologues : pour nous aider à débrouiller la complexité de ce que nous voyons, pour nous fournir des instruments intellectuels commodes. » Philippe Diolé   Quiconque s’est un jour frotté à la mer connaît cette émotion à la fois grandiose et vertigineuse qui s’empare des petits terriens que nous sommes lorsqu’on la fréquente de près. Chez les enfants, aucun élément ne fait autant l’unanimité que l’océan, même auprès

Surfer la vie, ou Héraclite dans le tube

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    Joël de Rosnay est bien connu des surfeurs, car il fut l’un des pionniers du surf dans les années 1950 et l’un des premiers champions français. À plus de 70 ans, il pratique toujours assidûment les vagues de Biarritz. Mais d’autres le connaissent surtout comme chercheur, docteur ès Sciences, enseignant au prestigieux MIT (Massachussetts Institute of Technology), ou élu «personnalité numérique de l’année 2012». JdR est mieux placé que personne pour relier le monde de l’océan à celui d’internet. Son dernier livre est aussi un traité de vie. À l’occasion de la sortie de Surfer la vie, Wikiocean

Livres : Caroline Lepage a-t-elle des nageoires?

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  Voici un livre ludique et instructif, cocasse et poétique pour nous apprendre à mieux connaître le bestiaire océanique. Journaliste scientifique et passionnée du milieu marin, Caroline Lepage, coutumière des livres sous forme de questions, vient de publier Les Baleines ont-elles le mal de mer ? (L’Histoire surprenante des habitants de la mer), préfacé par Yves Paccalet, 150 questions/réponses pour faire sourire notre matière grise. Après Les Chats ont-ils un nombril ? ou Pourquoi les mouches aiment-elles les crottes ? Caroline Lepage nous propose un livre sur ce milieu qu’elle affectionne particulièrement : la mer. Sa façon de l’aborder consiste

Sergio Macedo et la vraie vie

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  Né au Brésil en 1951, Sergio s’avère être un autodidacte aussi précoce que talentueux. À l’âge de 4 ans, il s’amuse déjà à recopier une page de BD du classique Le Dernier des Mohicans. Puis, à l’école, ses cahiers se remplissent de dessins, de BDs et de caricatures des profs et des collègues. Fort de ce talent, il commence à dessiner pour la pub et la presse à partir de 1969. Ses illustrations sont remarquées et il gagne des prix de dessin et de peinture dans les salons d’art, fait des expositions, etc.     En 1973, à l’époque

Gildas Flahault, la peinture et la mer dans le sang

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    Nomade, bourlingueur, buriné (et burné), Gildas Flahault est un peintre qui marque son époque. Comme nul autre, il sait marier la puissance d’une peinture inspirée à la fantaisie des sujets ou des styles. Ses toiles nous font voyager dans l’imaginaire, de bateau en bateau, du Cap Horn à Valparaiso, chez les Inuit ou jusque dans les rades mal famés où traînent filles et marins. Fils de son époque, Gildas (prononcer Gilda) peint le monde d’aujourd’hui avec un clacissisme sauvage et un talent qui transparaît dans chacune de ses œuvres. Nomade sur mer, il l’est aussi dans ses ateliers,

Nageurs et rêves amphibiens

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  Par Hugo Verlomme  Après le grand retour à la terre, voici venue l’heure du retour à la mer. Délaissée, crainte, ignorée, l’eau effectue un retour en force sur l’humanité. Catastrophique ou ludique, le règne de l’eau recommence. Jamais les activités marines ou aquatiques n’ont connu un tel engouement.   Mais l’eau n’est pas un élément comme les autres : lorsqu’on s’immerge, de remarquables transformations s’opèrent dans le corps et dans l’esprit. Il suffit de constater l’effet du bain de mer sur un enfant : au contact de l’eau il devient vif, éveillé, joyeux, plein de bonne énergie ludique. Comme un dauphin.

L’ivresse des profondeurs

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  L’univers sous-marin demeure, aujourd’hui encore, l’un des plus grands mystères qui nous entoure : proche et quasi accessible, nous n’en sommes séparés que par cette impalpable démarcation que nous appelons « la surface ». Dans l’imagerie classique, on dépeint souvent les accès vers d’autres mondes gardés par d’énormes portails ou des murailles titanesques ; ici l’interface est fine, transparente, insaisissable, mais ô combien efficace, ainsi que le remarquait Michelet : « L’eau pour tout être terrestre est l’élément non respirable, l’élément de l’asphyxie. Barrière fatale, éternelle, qui sépare irrémédiablement les deux mondes. » Si la mer effraye, c’est sans doute à cause de ses profondeurs irrespirables, ses

Patrick Poivre d’Arvor: entre mer et lumière

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  Vous l’ignorez peut-être, mais derrière cet homme à la présence familière, se cache un fou de mer, passionné de bateau, de nage, d’histoire maritime… L’eau salée bouillonne dans ses veines et il est constamment tiraillé par l’envie de naviguer, de voyager, de plonger et de jouer les Robinson dans les latitudes australes, loin, très loin des caméras et des téléphones. Pudique et surexposé, Patrick Poivre d’Arvor nous avait livré son âme marine il y a quelques années.  Son nom à lui seul évoque déjà l’iode et les épices, la mer et l’exotisme. Côté Poivre, cela fleure les navigateurs du